Réaction aux articles parus sur le PSV dans Sud Ouest et la DDM du 13 juillet !!!

Publié le par @ Devilliers

Suite à l'article sur le PSV paru dans les colonnes de Sud-Ouest (lien SO) et de la Dépêche du Midi (lien DDM) du 13 juillet dernier, permettez-moi d'apporter ma modeste contribution en tant que président du Comité Territorial des élus du nouveau Groupement Hospitalier de Territoire.

Le constat de la Chambre Régionale des Comptes est sans appel. Pour autant je rejoins le directeur de l'établissement, Bruno Chauvin, quant à la nécessité de dédramatiser la situation.

Réaction aux articles parus sur le PSV dans Sud Ouest et la DDM du 13 juillet !!!

D'abord, le rapport pointe des dysfonctionnements passés. Une partie d'entre eux est déjà en voie de correction, en particulier en ce qui concerne le dimensionnement de l'Hôpital. Ce projet remonte à une époque, désormais, révolue où chaque établissement créait son propre projet, sans réel pilotage stratégique. Aujourd'hui la santé est réfléchie à un échelon départemental, des spécialisations se développent, des complémentarités sont mises en œuvre, comme le montre positivement la mutualisation Agen-Nérac. Ces nouvelles pratiques sont encore balbutiantes et contribuent pourtant à assurer la pérennité des établissements lot et garonnais.

Ensuite si la mutation de l'hôpital a engendré de nombreuses difficultés, que nul ne peut nier, elle était indispensable pour la poursuite et même la reprise de l'activité médicale. L'augmentation du nombre d'actes pratiqués à Villeneuve sont la preuve d'un retour de la patientèle sur le PSV. Il existera, malheureusement, des motifs d'insatisfaction. La santé reste avant tout de l'humain. Pour autant, l'ensemble du personnel soignant se mobilise pour offrir une prestation médicale de qualité.

Réaction aux articles parus sur le PSV dans Sud Ouest et la DDM du 13 juillet !!!

Derrière la survie du PSV, ce sont aussi les établissements de Penne et de Fumel qui sont concernés. Le maintien sur notre territoire d'une offre de santé de qualité, et j'insiste sur ce point, a aussi pour conséquence la sauvegarde de près de 2000 emplois, ce qui n'est pas négligeable quand on connait les difficultés de notre territoire en matière d'emplois.

Si je comprends le sens de votre article, je crois aussi nécessaire de le pondérer.

D'une part vouloir une santé de plus en plus performante, donc plus coûteuse, est incompatible avec la réalisation d'excédents financiers. Il ne m'appartient pas de me substituer au Président du Conseil de surveillance du PSV sur les moyens de résoudre le déficit de l'Hôpital, mais président de l'Hôpital de penne, je connais les difficultés de l'exercice. La solution est finalement assez « simple », il « suffit » d'augmenter les recettes en augmentant les tarifs payés par les patients et de diminuer les charges personnels... Mais qui veut de la simplicité ?

Personnellement, je m'y oppose, la santé est un droit et participe directement aux conditions d'une vie réussie. Conscient également de la nécessité de respecter l'argent public, il faut donc construire un juste équilibre entre ces deux approches, comme toute solution complexe, il faut du temps et de la mesure. Le travail a commencé. De nombreux acteurs : professionnels de santé, établissements, ARS, Sécurité Sociale s'impliquent et œuvrent de concert. Ils méritent mieux qu'une appréciation comptable partielle.

Le PSV est une chance pour notre territoire. Plutôt que de rabâcher les erreurs passées, il me paraît plus censé de l'accompagner pour l'améliorer et offrir aux habitants de la vallée du Lot la santé à laquelle ils ont droit.